Michel Serrault, la fureur de vivre

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Le premier volet de « Un jour, un destin », présenté par Laurent Delahousse, est revenu hier sur le parcours de Michel Serrault, acteur inclassable qui jouait avec précision à l’équilibriste entre clowneries et dramaturgie. Qui étais-tu Michel ? Etais-tu ce clown triste ? Cet acteur à la fois extraverti et pudique ? Etais-tu un peu de Jean Poiret ? Tu étais un peu de tout cela à la fois. Né en 1928, tu te serais bien vu prêtre. Alors que la 2ème guerre mondiale perdure, tu décides de t’inscrire à 14 ans au petit séminaire de Conflans à Charenton-le-Pont. Déjà trop présent, trop exubérant, trop comique, tu abandonnes ce chemin mais ne perds jamais ta foi.

Tu découvres la comédie et dans les années 1950 et 1960, tu fais la joie des cabarets parisiens. Tu rencontres surtout Jean Poiret, ton coup de foudre amical et artistique. C’est en 1973 que vous écrivez et présentez votre pièce qui a déjà fait beaucoup parler d’elle avant même sa première représentation. Jouer un homosexuel déguisé en femme, toi le serviteur de dieu ? Que vont en penser les bien-pensants et les homosexuels. C’est comme ça, vous l’avez écrit. Vous le jouez. Vous garderez même le titre que l’on veut vous faire changer : « La cage aux folles ». Et c’est le triomphe, on reconnaît la qualité de l’écriture, la folie et surtout l’interprétation.

1977. Tu perds à jamais une part de légèreté, une part de toi-même lorsque ta fille de 19 ans meurt dans un accident de voiture. Tu te demanderas toujours ce que ce châtiment signifie. Pourtant, ta foi et ton métier deviendront tes nouvelles béquilles. A partir de cet instant, on te verra souvent dans des rôles dramatiques : de « Garde à vue » (1981), à « En toute innocence » (1988), etc. Soudainement, en 1992,  tu es interviewé en larmes. Tu viens d’apprendre la mort de ton meilleur ami, Jean Poiret décédé à l’âge de 65 ans. Plus rien ne sera plus pareil, désormais. Tu continues les films dramatiques : Nelly et Monsieur Arnaud (1995), Assassins (1997), Le Monde de Marty (1999)…

A la fin de ta carrière, c’est un bon grand-père, parfois rustre, que tu interpréteras avec entre autres  « Les Enfants du marais » (1999) «  Une hirondelle a fait le printemps » (2001) « , Le Papillon (2002), « Albert est méchant » (2003) ou encore « Les Enfants du pays ». Tu t’éteins le 29 juillet 2007 à l’âge de 79 ans. 147 films et séries tournées. 3 césars. Et une vie à « servir » ton public.

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