Critique cinéma « 9 mois ferme » #4

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Barré mais jamais inaccessible, sensible mais toujours pudique, souvent trash mais jamais vulgaire sont autant d’adjectifs qui nous viennent à l’esprit en sortant de la projection de « Neuf mois ferme. » Albert Dupontel, réalisateur, dialoguiste et scénariste de «Neuf mois ferme » a réalisé un bijou, une œuvre décalée, ni populaire, ni élitiste : une comédie subtile et unique.

Ariane Felder est juge d’instruction. Cette quarantenaire, rigide et peu féminine, passe sa vie dans son bureau, ne vit que pour son métier et n’a aucun centre d’intérêt dans la vie autre que celui d’exercer sa profession.  Jusqu’au jour où elle découvre qu’elle est enceinte. Sans petit ami, avec cette vie millimétrée, comment cela a-t-il pu être possible ? Elle mène alors son enquête. Que s’est-il passé ce 1er janvier 2003, date supposée du début de sa grossesse ? Après des soupçons portés sur un collègue juge d’instruction, à la fois précieux et simplet (magnifiquement interprété par Philippe Uchan), des analyses ADN lui révèlent que le père est en fait Bob (Albert Dupontel), un homme dangereux accusé de « globophagie », une maladie mentale qui consiste à manger les yeux de ses victimes.  Ariane va alors continuer son enquête pour comprendre le pourquoi du comment. Bob Nolan est-il  vraiment le père de son enfant ? Ce braqueur multirécidiviste, a-t-il réellement mutilé et dévoré les yeux du vieillard au domicile duquel il était entré par effraction?

« Neuf mois ferme », ce sont des dialogues très bien écrits, un tandem mené tambour battant par Dupontel et Kiberlain et des personnages hilarants avec une mention spéciale pour l’avocat bègue et idiot de Bob joué par Nicolas Marié. C’est aussi une réalisation rythmée avec un réveil difficile à la « Very bad trip » et des emprunts poétiques à la Amélie Poulain. Courez le voir, même plusieurs fois, c’est une comédie burlesque taillée dans du diamant où chaque détail compte.

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Voir la bande-Annonce du film

(Sources photos Allociné)

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Une réflexion sur “Critique cinéma « 9 mois ferme » #4

  1. j’adore Dupontel et j’ai moi aussi été touché par cette comédie pleine de tout ce qui manque habituellement aux autres productions cinématographiques de ce genre. Et que dire des acteurs secondaires et de Sandrine Kiberlain éblouissante et allumée. @plus tard sur wordpress !
    Frédéric.

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