Critique cinéma « Quai d’Orsay » #7

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Adapté de la bande dessinée satirique du même nom, créée par Christophe Blain et Abel Lanzac, « Quai d’Orsay » nous plonge dans les coulisses du Ministère des Affaires étrangères avec à sa tête un Ministre charismatique et élégant, Alexandre Taillard de Worms (joué par Thierry Lhermitte) et son équipé chargée de régler les affaires diplomatiques. De la tribune des Nations Unies à New-York jusque dans la poudrière de l’Oubanga, le spectateur se trouve plongé au cœur de la mécanique diplomatique.

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Arthur Vlaminck (Raphael Personnaz), jeune diplômé de l’ENA, est recruté pour se charger des « éléments de langage » du Ministre, autrement dit de ses discours. Entre le directeur de cabinet, (éminent stratège interprété par Niels Arestrup) et les multiples conseillers, le jeune énarque va se confronter à l’inertie des technocrates. Un Ministre est avant tout un orateur qui par le pouvoir des mots peut influer ou non sur la stabilité internationale. Le personnage, même si Thierry Lhermitte n’est pas dans le registre de l’imitation, est largement inspiré par Dominique De Villepin jusqu’à son discours marquant devant l’ONU en 2003.

Bertrand Tavernier signe un film précis, tonique, rythmé, à l’image du Ministre des affaires étrangères magistralement interprété par Thierry Lhermitte. Portes qui claquent, feuilles qui s’envolent, envolées lyriques : le jeune Arthur fera son apprentissage auprès d’un Ministre philosophe et extravagant qui a pour mission de gérer les conflits internationaux de moindre ou grande importance. Là où « L’exercice de l’état » et « La conquête » amenaient le spectateur sur un terrain plus réaliste, la force du film de Tavernier est d’y apporter une touche plus comique tout en s’inspirant d’enjeux diplomatiques actuels. Le réalisateur aime s’investir dans de nouveaux registres, après le drame historique « La princesse de Montpensier », il signe ici sa première comédie. Une réussite portée par un trio d’acteurs remarquable : Raphael Personnaz, Niels Arestrup et Thierry Lhermitte que l’on souhaiterait voir plus souvent dans des rôles à la hauteur de son talent.

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(crédits photos allociné)

Bande-annonce du film :

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