Critique cinéma « Noé » #10

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Après le sombre Black Swan, le réalisateur Darren Aronofsky revient dans un registre inattendu, autour de l’histoire de Noé, patriarche biblique. Annoncé comme un blockbuster par certains critiques, le film de d’Aronofsky n’est pourtant pas à ranger dans cette catégorie. Il conte l’histoire de Noé (interprété par Russel Crowe), l’homme qui va sous les ordres du créateur construire une arche afin d’échapper au déluge.

« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour. »  (Genèse)

Au commencement…

Après avoir tué son frère Abel, Caïn et ses descendants colonisent la terre en n’ayant de cesse de vouloir dominer la nature et d’asservir son prochain.Les descendants de Seth, quant à eux, vivent en harmonie avec leur environnement, cherchant à préserver et perpétuer toutes les espèces qui la peuplent. Noé et ses trois fils, sont les derniers descendants de Seth. Car depuis Adam, les hommes sont devenus mauvais, et Dieu projette d’exterminer toute forme de vie. Il décide d’épargner toutefois Noé, le seul homme juste et lui ordonne de fabriquer une arche, et de s’y réfugier avec sa femme, ses fils et leurs femmes, ainsi que des couples de chaque espèce animale. Puis Dieu déclenche le Déluge, une pluie battante qui submerge les montagnes et tue tous les animaux et tous les humains. Seule l’arche flotte. Le temps presse car les descendants de Caïn, belliqueux et affamés, voudront détruire l’œuvre de Noé.

Russel Crowe, en héros Shakespearian

Aronosfsky se focalise sur la psychologie de Noé, homme habité par la notion de justice et l’accomplissement de l’oeuvre du créateur. Une justice qui s’accomplit par la destruction des êtres humains qui peuplent encore la terre. Le spectateur est transporté dans les tourments du patriarche qui est en proie à des doutes qui mettent à mal sa foi. On en revient aux fondements de la création de la terre et en miroir, se tient devant nous ce présent et ses questionnements environnementaux et humains.

Russel Crowe, tel un héros Shakespearien porte ce personnage tout en finesse avec une interprétation inattendue et convaincante. « Noé » n’est pas un énième péplum biblique mais un huit clos familial qui interroge sur le devenir de l’humanité. Emprunt de poétisme et de lyrisme, « Noé » sonne comme un rappel à l’ordre. A méditer.

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