Rencontre avec Loic Jouenne pour son court-métrage « No more Graves »

 

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La Dernière Séquence vous propose de découvrir le second court-métrage de Loic Jouenne, « No more grave ». C’est l’histoire d’un adolescent et de sa petite soeur qui luttent pour survivre dans un monde en perdition. Un silence angoissant laisse deviner un danger impalpable. Que fuient-ils? De quoi ont-ils peur? Loic Jouenne, étudiant en licence arts du spectacle, spécialité cinéma, nous parle de ce second court-métrage qu’il a écrit et réalisé :

– « No more graves » est-il votre premier court-métrage ? Dans quel cadre l’avez-vous réalisé ? Comment avez-vous travaillé ?

J’ai réalisé un court métrage avant No more graves qui s’appelle A Double Sens. A côté de ça, j’ai réalisé pas mal de vidéos humoristiques, ainsi que quelques vidéos de voyage. Les vidéos sont dans l’ensemble des formats courts qui m’ont permis de m’exercer au montage, ainsi qu’à la réalisation.Pour No more graves, cela faisait un moment que je voulais explorer le thème post-apocalyptique. Le fait de se retrouver seul à errer dans un monde qui a changé. Comme tous mes courts métrages ou vidéos, je les ai toujours fait parce que j’en avais envie. Il n’y avait pas de cadre particulier pour réaliser le film. Je dis ça dans le sens que ce n’était pas un travail de fin d’étude ou une commande par exemple. Je l’ai fait parce que je voulais le faire.Je suis tout le temps en équipe réduite pour les tournages. Tout le monde met un peu la main à la patte. Je suis un touche à tout. Je travaille avec des amis, souvent les mêmes, les plus récurrents ne font pas d’études de cinéma, mais apprécient participer à l’événement.

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– En quelques mots, de quoi parle « No more graves ? » Quel message véhicule le film ?

No more graves, c’est un frère et une sœur, perdus, à la recherche de confiance et de sécurité dans un monde qui meurt. Quand les humains sont mis en condition précaire, et qu’ils doivent survivre, c’est l’instinct qui reprend le dessus. Pas le temps de parler, il faut protéger ce que l’on a de plus cher. Dans No more graves, tout le monde peut finalement être l’ennemi de quelqu’un. Quand des inconnus s’approchent trop près de vous, vous gardez une distance. On a tous peur de l’inconnu, parce qu’on ne sait justement pas ce qu’il cache.

– Comment avez-vous travaillé pour créer cette ambiance mystérieuse voire angoissante qui transparait dans votre court-métrage ?

Cette ambiance mystérieuse, voire angoissante, s’est créée au montage et au son. Dans beaucoup de films, notamment les films fantastiques ou d’horreurs, la musique fait une bonne partie du travail. Mais enlevez la musique, et l’ambiance devient pesante. On ne sait pas à quoi s’attendre. J’ai fais ensuite durer certains plans plus longtemps, ce qui a permis de créer la même ambiance, aussi bien au son, qu’à l’image. Mais c’est avant tout sur le silence que j’ai voulu travailler. Dans mon monde post-apocalyptique, les événements importants sont rares, on est plus rarement seul, et livré à soi-même.

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– Comment avez-vous dirigé les deux jeunes acteurs, particulièrement convaincants ?

J’ai toujours quelques lignes directives. Mais comme je les voulais au plus naturel, je leur ai laissé beaucoup de liberté. Le but étant de suivre deux personnages banals et simples.

– Quelles sont vos influences cinématographiques ?

Pour ce qui est de No more graves, j’ai été inspiré par Je suis une légende ou encore La route.

La Dernière Séquence vous propose de découvrir « No more Graves », un court métrage qui promet un beau parcours à son jeune réalisateur :

 

 

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